Et l'avion s'est posé en douceur sur la piste de l'aéroport Charles de Gaulle, ce samedi 12 février, tandis qu'il faisait encore nuit. Et j'ai pris le métro tout simplement, trouvant que c'était bien silencieux et bien paisible.
Et je suis rentrée à Lille, dans ma campagne jamais perturbée, où rien ne paraissait avoir changé.
Le choc du retour fut moins rude que je l'avais imaginé, peut-être parce que c'est plus facile de se réhabituer dans ce sens; il suffit "juste" de reprendre ses habitudes, de retrouver ses affaires oubliées dans le placard, de ranger ses valises à leur place. Je crois que je me suis refusée pour l'instant de trop y penser.
Car je laisse en Inde une partie de moi qui n'oubliera pas cette expérience magnifique, la chaleur en plein mois de décembre, les lassis à la mangue et les currys au curcuma, l'agitation de la ville et les voyages en train, les plages de Goa et les ruelles de Rameswaram, le marbre blanc du Taj Mahal et le bazar d'Ajmer, le palace d'Amber et les grandeurs d'Hyderabad, mon marchand de légumes et les chauffeurs de rickshaw, et la liste est trop longue pour la terminer.
Je clos ce blog avec le coeur lourd, mais je suis heureuse d'avoir partagé avec vous tous, lecteurs plus ou moins anonymes, ces aventures depuis juin.
Un clin d'oeil particulier à mon amie Neha que je tiens à remercier pour tout ce qu'elle a fait pour moi. Elle me disait aussi que nous, Français, sommes trop polis... raison de plus pour te remercier doublement.
Et comme je le disais, je repartirai vers les Indes...