Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 17:26

DSCF4747.JPGSûrement ma photo préférée du voyage, sur la plage déserte d'Agonda, en attendant le coucher du soleil sur la mer. Elle me rappelle ce film : Eternal sunshine of the spotless mind.

Par capucine - Publié dans : Goa
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Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 12:40

A peine le temps de me remettre du départ de Yann, pendant quelques jours passés à Bombay dans une ambiance survoltée à cause des célébrations de Diwali, que je repartais déjà vers d'autres terres.

 

Direction cette fois-ci le Sud, dans trois Etats encore peu (ou pas) explorés : Goa, cette petite enclave anciennement portugaise, libérée de son joug dans les années 1960 seulement; le Karnataka, et enfin les massifs montagneux du Tamil Nadu.

 

Je retrouvai Julie à Goa, et nous sommes de suite parties vers l'une des plages au sud de l'Etat, Palolem - sable fin, huttes le long de la mer, fruits de mer dans les restaursnts, cocktails à prix dérisoires, mer chaude et cocotiers : je me demande bien pourquoi je n'étais pas venue là plus tôt! Etrange sensation de se baigner en maillot de bain en Inde - sur les plages fréquentées par les Indiens dans les Etats que j'avais déjà traversés, j'avais toujours vu les femmes se baigner en sari ou en T-shirt, décence oblige (!).

 

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Je m'attendais à trouver un lieu hautement touristique, vu la description faite par les guides, en réalité la saison n'a pas encore véritablement commencé et la plage a conservé son allure quelque peu sauvage, surtout lorsqu'on s'éloigne des innombrables paillottes qui la bordent. La plage est bordée par des collines plantées de cocotiers, où personne ne s'aventure.

 

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Tôt le matin, Manon nous a rejoint sur la plage et c'est l'occasion de s'adonner à un merveilleux bain matinal sur une plage déserte, seulement occupée par quelques barques de pêcheurs qui exposent leur pêche aux quelques curieux déjà debouts.

 

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Nous explorons ensuite la plage bien plus sauvage d'Agonda, bordée d'un petit village encore peu fréquenté par les touristes. Ici, les huttes de plages sont encore en construction et les boutiques de souvenirs ne sont pas encore arrivées jusque là. Une jolie rivière traverse le village, me rappelant les paysages des backwaters du Kerala. Celui-ci est d'ailleurs tout aussi paisible; des maisons de style coloniale ou de simples huttes en toit de coco sont fermées par des barrières en bambou, recouvertes de haies d'hibiscus, gardées par des chiens peu réactifs à cause de la chaleur, tandis que vaches, chèvres et cochons gambadent ente les différentes habitations. Quelques lanternes chinoises ont été installées pour Diwali.

 

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Je suis étonnée de voir des montagnes au loin, j'imaginais que l'arrière-pays était plat. Il ne l'est pas du tout, comme je m'en rends compte lors de notre balade d'une matinée en scooter, où nous parcourons les kilomètres jambes découvertes et cheveux au vent (plaisir d'être à Goa!), passant à travers de nombreux villages paisibles, jusqu'au fort de Cabo de Rama, délaissé depuis bien longtemps, mais qui offre un excellent point de vue sur la côte alentour.

Retour sur la plage, où le maître nageur en moustache et pas musclé pour un sou se repose tranquillement sous sa chaise, caché derrière un sac en toile de jute (très efficace pour surveiller les nageurs).

 

Nous dégustons tranquillement un cocktail de fruits en attendant le coucher de soleil sur la mer, les pieds dans le sable... le bonheur en quelques mots.

 

 

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Par capucine - Publié dans : Goa
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Samedi 20 novembre 2010 6 20 /11 /Nov /2010 17:52

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Nous avons consacré une journée au départ d'Udaipur pour faire une excursion jusqu'au fort de Chittor, à quelques deux heures de bus d'Udaipur. Le bus que nous empruntons est particulièrement typique des bus indiens : musique hindoustanie à fond dans les haut-parleurs grésillants, fleurs et encens sur le tableau de bord (on dit que ça protège... c'est peut-être pour se donner du courage avant de doubler tout et n'importe quoi n'importe comment?). Car il faut toujours avoir le coeur bien accroché en regardant la route, et oublier pour de bon le code de la route. D'ailleurs, le code de la route indien précise-t-il comment éviter les vaches, chiens errants, rickshaws sur le bord des routes, piétons traversant à tout va, même sur les voies rapides?

 

 

Pendant ce trajet-là, la cabine fermée à côté du conducteur s'est progressivement remplie de passagers en manque de places assises, et deux gamins se tapaient dessus mutuellement et joyeusement, à quelques centimètres du chauffeur, qui a bien dû plusieurs fois leur faire les gros yeux pour qu'ils cessent leur comédie... sans grand succès. Bus-garderie, je n'avais encore jamais vu cela.

 

A Chittor, fidèles à nos habitudes, nous grimpons à pied la route bordée d'une muraille qui mène à l'entrée du fort - qui est en réalité une véritable citadelle, et qui comprend en son sein nombre de temples, palais et autres ruines fastueuses de l'ère rajput. La citadelle s'étend sur un plateau au sommet d'une colline aux pentes abruptes. Le fort a été marqué par le courage des soldats rajputs, pour qui la tradition était de se sacrifier par le feu lorsque leur citadelle, assiégée par l'ennemi, était perdue.

 

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De grands singes - abondamment nourris de cacahuètes par les touristes - nous accueillent à l'entrée du fort. Parmi les monuments les plus marquants, une "tour de la victoire" s'élève à trente-sept mètres de haut; on peut accéder à son sommet par un étroit escalier en colimaçon et, à chaque palier, une nouvelle vue sur la ville et sur la citadelle semble se dévoiler.

 

Quelques temples, récemment redécouverts, sont frappants par leur finesse et leur bon état de conservation. Comme ce temple jaïn, construit au XIe siècle, et toujours une merveille d'architecture. Un panneau précise à l'entrée que les femmes ayant leurs règles ne sont pas autorisées à entrer dans le temple... (scandale d'impureté!)

 

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Le reste de la citadelle est également calme, puisque la ville nouvelle de Chittor n'occupe qu'un seul côté du bas de la colline. Les champs et les vaches ont repris le dessus dans le reste du fort...

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Et voilà que se clôt le chapitre "Rajasthan"...

Par capucine - Publié dans : Rajasthan
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Samedi 20 novembre 2010 6 20 /11 /Nov /2010 17:08

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Direction la romantique Udaipur pour les quatre derniers jours de mon voyage au Rajasthan avec Yann. Nous la rejoignons en train de nuit, émergeant tôt le matin dans ses ruelles encore fraîches jusqu'à découvrir à une heure encore bien matinale son fameux lac au centre duquel trône un merveilleux palace resplendissant.

 

La ville est bien connue des touristes, mais le matin, les rabatteurs dorment encore, et c'est donc dans une atmosphère paisible que nous faisons connaissance avec les ruelles étroites bordées de boutiques de souvenirs et menant aux rives du lac.

 

Pendant les quelques jours que nous passerons à Udaipur, entrecoupés d'excursions, nous avons pu visiter le City Palace - le plus vaste palais de toute la région -, qui se distingue par ses jolis balcons surplombant le lac. Les décorations typiques du Rajasthan, fraîchement refaites, sont agréables à l'oeil et évoquent les fastes d'un autre temps - peintures d'éléphants, personnages en turbans soigneusement apprêtés... le tout agrémenté d'un petit jardin au calme (ou presque, si l'on omet les hordes d'indiens en visites de groupe, tous avec la même casquette sur la tête, qui prennent un malin plaisir à nous photographier, nous filmer ou nous serrer la main).

 

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                                                                              Vue sur le City Palace d'Udaipur

 

Balades dans la vieille ville, sur la presqu'île où sont réunis les hôtels de luxe, dîner aux chandelles au bord du lac, visite d'un temple à l'architecture indo-aryenne, flâneries dans les boutiques... Udaipur se prête à un séjour des plus  tranquilles pour qui veut.  

 

Mais à quelques kilomètres de la vieille ville seulement se cache une réserve naturelle sur quelques collines, l'une d'entre elles étant dominée par un  "palais de la mousson" défraîchi mais offrant une splendide vue sur le lac d'Udaipur et ses palaces. Comme souvent, nous sommes les deux seuls à monter à pied les quelques kilomètres qui nous séparent du sommet - les Indiens préfèrent la Jeep, la moto en amazone pour les femmes ou les voitures climatisées. Alors que nous, trop heureux de trouver un coin de nature préservé de toute pollution (atmosphérique, visuelle, sonore), nous préférons la marche à pied, malgré l'écrasante chaleur. La piscine de l'hôtel compensera nos efforts!

 

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Nous quitterons Udaipur parée de ses plus beaux atours pour Diwali (c'est du second degré), brillant de mille feux sous l'effet des milliers de petites ampoules (lorsqu'elles fonctionnent) installées et réparées une par une dans la principale rue commerçante de la vieille ville. A Bombay, la ville s'est aussi préparée pour Diwali, c'est un peu Noël avant l'heure, les pétards éclateront toute la nuit pour fêter cette "fête des Lumières"...

Par capucine - Publié dans : Rajasthan
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Samedi 20 novembre 2010 6 20 /11 /Nov /2010 14:44

 

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Après presque quatre semaines de vadrouille, me voici de retour à Bombay pour une longue période, puisque la rentrée du deuxième semestre est programmée lundi matin.

 

Le choc thermique a fait son effet; je suis un peu perdue dans le climat, les saisons... Ce matin même, je quittai la ville d'Ooty, dans le massif montagneux des Nilgiris, au Tamil Nadu (sud de l'Inde).

 

J'y avais passé deux jours et trois nuits en compagnie de Manon et Solène, et cela a suffit à me rappeler ce que c'était l'hiver :pas de chauffage dans les chambres à plafond haut, température près de 0° la nuit, pluie la moitié du temps... même avec une polaire et trois couches de vêtements, les nuits restaient particulièrement difficiles! Je comprends donc votre douleur, à Paris, Lille, ou Montréal...

 

Heureusement, à peine le bus avait-il entamé sa descente vers la plaine que les températures se réchauffaient. A Coimbatore, je n'avais déjà plus qu'un t-shirt et un jean... et à Bombay, je me hâtais de réenfiler une robe légère.

 

Drôle d'expérience, donc, mais je vais essayer de retrouver la chronologie de mes vacances pour en continuer le récit...

Par capucine - Publié dans : Choc culturel
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En quelques mots...

  • : Etudiante à Sciences po, je suis en échange pendant un an à Saint Xavier's College, à Mumbai. Je vous fais ici partager mes surprises, mes découvertes, et les plus beaux moments de cette année en Inde.
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  • : 01/06/2010

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